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Chine
China.png
Capitale:
Nankin

Type de gouvernement:
Régime autoritaire

Faction:
Non aligné

La Chine est une grande puissance asiatique dotée d'une immense population susceptible de rejoindre ses armées. Elle traversée néanmoins une crise du fait de la formation d'une rébellion communiste, la Chine communiste, et de l'emprise de seigneurs de guerre indépendants sur plusieurs de ses territoires (Shanxi, Clique du Guangxi, Xibei San Ma, Xinjiang et Yunnan). Cet ensemble disparate peut néanmoins s'unir face à l'ennemi commun que représente le Japon, désireux de s'emparer du pays. La guerre pour la Chine, si elle éclate, peut se révéler meurtrière, mais une Chine qui en sortirait victorieuse et unie pourrait alors devenir une grande puissance sur la scène mondiale.

Disposant dès le départ d'une armée nombreuse mais de moyenne qualité et d'une industrie modeste, la Chine peut gagner en puissance si l'attaque du Japon entraîne l'union des seigneurs de la guerre à ses côtés. Ses réserves d'hommes peuvent alors même surpasser celles de l'Union soviétique, qui sont les plus importantes du monde.

Sommaire

Contexte historique

Depuis 1912, la Chine était une république, qui peinait cependant à s'imposer. Elle devait faire face au gouvernement de Seigneurs de la guerre qui contrôlaient certaines régions dans une certaine indépendance, mais aussi, depuis 1927, à une guerre civile l'opposant aux communistes de Mao Zedong. De plus, le Japon tentait également de mener une politique expansionniste à son encontre. En 1931, il profita de la destruction d'une portion de voie ferrée (l'incident de Mukden) pour envahir la Mandchourie et créer l'état fantoche du Mandchoukouo, sous la direction de Puyi, dernier empereur chinois détrôné en 1911.

Le début des années 1930 fut donc marqué à la fois par la menace japonaise, et par la lutte contre les communistes. Acculée dans le sud est, l'armée rouge chinoise dut parcourir plus de 12 000 kilomètres en un an, au prix de nombreuses pertes, pour gagner la région du Shaanxi, en 1935 : ce fut la Longue marche, qui permit à Mao de s'imposer à la tête de ses troupes, décimées dans l'opération. À la fin de l'année 1936, la menace japonaise se faisait trop grande. Chang Kaï-Chek, le dirigeant chinois, fut pressé par un chef de guerre d'établir une trêve avec les communistes, ce qui fut fait. Unis, les Chinois subirent en 1937 l'attaque des Japonais suite à l'incident du pont Marco Polo.

La Chine enchaîna dans un premier temps les défaites, permettant au Japon de s'emparer des territoires côtiers et de mettre en place un régime favorable. Nankin, capitale historique du sud de la Chine, fut le théâtre d'un massacre de plusieurs centaines de milliers de civils (le nombre précis restant inconnu). Les Japonais espéraient mettre en place des gouvernements favorables à leurs intérêts, mais la résistance chinoise ne leur permit pas de pacifier la région selon leur volonté. La politique des Japonais dans le secteur fut de plus en plus meurtrière, entraînant la mort de millions de civils.

Le pays n'était pas sans aide étrangère : l'Allemagne avait aidé la Chine dans sa lutte anticommuniste jusqu'en 1938, puis les Alliés apportèrent leur aide dans la lutte contre le Japon. Enfin, en 1945, l'intervention de l'Union soviétique acheva de renverser la situation. Sortie victorieuse, la Chine restait divisée et meurtrie. Le guerre entre nationalistes et communistes reprit, jusqu'à la victoire des seconds, en 1949, qui aboutit à l'exil du gouvernement nationaliste sur l'île de Taïwan.

Technologie

Technologies militaires Technologies navales Technologies aériennes Électronique et industrie Doctrines
  • Armes légères basiques
  • Char de la Grande Guerre
  • Destroyer I
  • Croiseur léger I
  • Chasseur de l'entre-deux guerres
  • Bombardier de l'entre-deux guerres

Doctrine terrestre

  • Assaut de masse

Doctrine navale

  • Flotte de dissuasion

Doctrine aérienne

  • Aucune

La technologie de la Chine est très primitive en comparaison de celle de son adversaire japonais : ses armes basiques datent de la Première Guerre mondiale, de même que son aviation, et sa marine se limite à des modèles précoces de destroyers et croiseurs légers, bien inférieurs à la marine japonaise. De plus, la Chine n'a au départ que deux emplacements de recherche, mais ses priorités nationales lui permettent d'en obtenir jusqu'à cinq.

Politique

Esprits nationaux

 
Conseillers militaires allemands
  • Durée de la recherche sur les doctrines terrestres : -7%
Une mission militaire allemande commandée par Alexander von Falkenhausen est actuellement présente en Chine et ses conseillers nous aident à élever notre armée au rang des grandes puissances occidentales.
 
Soulèvements communistes
Les tensions entre les communistes et les nationalistes se ressentent dans tous les coins du pays. Si le soutien au communisme dépasse un certain seuil, les communistes prendront le contrôle d'un état.

La Chine dispose de deux esprits nationaux. Ses conseillers militaires allemands lui permettent de rechercher plus vite des doctrines terrestres. Cet effet peut néanmoins disparaître lorsque le Japon utilise une priorité nationale pour demander au Reich allemand de rappeler ses conseillers. Celui-ci peut choisir de les rappeler (notamment si les priorités historiques sont actives) ou non. Cette priorité est généralement choisie par le Japon peu après le début de son invasion de la Chine.

Les soulèvements communistes fonctionnent différemment : si la Chine contient trop de sympathisants communistes, ils créent le risque qu'un état passe sous contrôle de la République populaire de Chine.

Si Waking the Tiger est actif, l'esprit national « Soulèvements communistes » disparaît et est remplacé par des mécaniques spéciales impliquant des décisions. S'ajoutent en revanche les effets suivants :

 
Traité des neuf puissances
Nous subissons toujours les traités inégaux qui ont officialisé la doctrine de la « porte ouverte » imposée à la Chine. Les étrangers disposent toujours de leurs droits d'extraterritorialité, et nous n'avons pas le contrôle total sur notre économie.
 
Corruption de l'armée
  • Attaque des divisions : -50%
  • Défense des divisions : -50%
  • Vitesse de mobilisation : -30%
L'armée est gangrenée par la corruption et le népotisme. Si nous voulons en faire un véritable outil de combat, nous allons devoir lancer un programme de réforme militaire long et coûteux.
 
Bureaucratie inefficace
  • Facteur de population recrutable : -35%
Le chaos engendré par la guerre civile a interrompu la création d'un appareil d'État efficace. Ainsi, plus d'un tiers des nouvelles recrues disponibles ne sont pas levées, tout simplement parce que personne ne sait qu'elles existent. Réformer les examens nous permettra donc de recruter les personnes compétentes pour revoir tout cela.
 
Officiers incompétents
  • Multiplicateur de gain quotidien en puissance de commandement : -70%
Nos officiers sont encore incapables de combattre dans une guerre moderne. Ils vont avoir des leçons difficiles à apprendre avant de pouvoir rivaliser avec leurs équivalents des autres pays. Les former doit faire partie d'un programme plus général de réforme de l'armée.
 
Inflation faible
  • Usines de bien de consommation : 5%
  • Production des usines : -10%
Les économistes ont décelé une légère hausse de l'inflation. Nous devrions surveiller la situation.

Le traité des neuf puissances empêche la Chine de modifier sa législation économique, l'obligeant à exporter le plus gros de ses ressources. Elle ne pourra s'en débarrasser qu'en obtenant le soutien d'une grande puissance via ses priorités nationales. L'armée chinoise est extrêmement pénalisée par la corruption. Une priorité nationale permet d'activer la décision « Réforme de l'armée » qui, en plusieurs fois (et contre 100 points d'expérience à chaque fois) peut atténuer puis faire disparaître ces puissants malus. De fait, vu le coût important en expérience de ces réformes, la possibilité de modifier les divisions sera ralentie, le joueur devant choisir entre améliorer ses modèles et se débarrasser des malus divisant par deux leur efficacité. De même, il est ensuite possible de se débarrasser par le même moyen de l'incompétence des officiers, ce qui permet de gagner plus de points de commandement.

La bureaucratie inefficace réduit fortement la population recrutable. Cependant, la Chine dispose au départ d'un important vivier de réserve tout en ayant une législation militaire assez fermée. De fait, ce handicap ne se présentera que plus tard. Prendre la voie de la démocratie est nécessaire pour accéder à la priorité permettant de supprimer ce malus, ce qui signifie un possible changement d'idéologie, à terme.

Enfin, la Chine est pénalisée par une inflation, faible en 1936. Certaines priorités nationales l'accroissent, ce qui amplifie les malus dus à l'inflation : ce sont généralement des priorités qui instaurent des mesures sociales (augmentant la stabilité), ou améliorent l'industrie. À l'inverse, d'autres priorités et décisions permettent de réduire cette inflation. Pour ne pas faire trop souffrir l'industrie du pays, contrôler l'inflation s'avère donc nécessaire.

Partis politiques

Parti politique Idéologie Popularité Chef du parti Au pouvoir ?
Kuomintang   Non-aligné 100% Chang Kaï-shek Oui
Ligue démocratique de Chine   Démocratique 0% Zhang Lan Non
Parti communiste chinois   Communiste 0% Zhang Guotao Non
Chemises bleues   Fasciste 0% Wang Jinwei Non

La Chine est dominée par le parti non-aligné du Kuomintang. Contrairement à la plupart des autres pays, elle ne dispose pas d'un conseiller communiste pour l'entraîner vers cette idéologie (qui est déjà incarnée par la Chine communiste, voisine), mais elle peut malgré tout utiliser une priorité nationale pour avoir le même effet.

Diplomatie

 
La division de la Chine en 1936.

Non-alignée, la Chine dispose d'un ennemi principal, le Japon, qui peut lui déclarer la guerre par ses priorités nationales. Elle est également en relations assez médiocres avec les seigneurs de la guerre dirigeant différents secteurs qui lui reviennent théoriquement de droit : Clique de Guangxi, Xibei San Ma, Yunnan, Shanxi et Xinjiang. Lorsque la guerre avec le Japon éclate, ces pays ont le choix entre être intégrés à la Chine et rejoindre sa faction. Généralement, le Xinjiang n'est pas concerné, son idéologie communiste le poussant à approcher l'Union soviétique.

Reste enfin le cas de la Chine communiste : elle débute avec de très mauvaises relations, mais en période de trêve. Plusieurs événements visent à représenter la guerre civile encore en cours, jusqu'au moment où une faction est créée, unissant les deux pays contre le Japon. Si la guerre contre celui-ci se termine par une victoire, la guerre civile reprend cependant peu après.

Priorités nationales

La Chine utilise l'arbre de priorités nationales standard.

 
Priorités de la Chine nationaliste dans Waking the Tiger.

Si Waking the Tiger est actif, la Chine nationaliste dispose d'un arbre de priorités nationales divisé en quatre branches distinctes.

  • La première permet d'établir les « Trois principes du peuple » chers à Sun Yat-sen : justice sociale, démocratie et nationalisme. Ces principes permettent d'améliorer soutien à la guerre et stabilité (parfois au prix d'une élévation de l'inflation), d'augmenter la popularité du parti démocratique, et de gérer la question du Japon et des seigneurs de la guerre.
  • La seconde branche concerne la question des affaires militaires. Elle permet notamment de réformer l'armée pour faire disparaître les malus qui la pénalisent, mais aussi de construire des fortifications et d'obtenir divers bonus, notamment pour les généraux.
  • La troisième branche concerne la modernisation industrielle du pays. Elle permet notamment d'obtenir des usines et emplacement de recherche, mais aussi de contrôler l'inflation.
  • Enfin, la quatrième branche commune à toutes les factions chinoises permet au pays de rechercher le soutien de puissances étrangères afin d'améliorer de nombreux domaines de son armée, sa marine et son aviation, pour ensuite mieux gérer sa diplomatie, notamment vis-à-vis du Tibet et de l'Asie du Sud.

Économie

Lois

Lois de conscription Législation économique Législations commerciales

  Volontaires uniquement

  Économie civile

  Libre-échange

1,5 % de population recrutable

35% d'usines de biens de consommation
-30 % vitesse de construction des usines
+30 % coût de conversion des usines

80 % des ressources pour l'exportation
-10% de temps de recherche
+15% Production des usines
+15% Production des chantiers navals
+15% vitesse de construction

La Chine débute avec une économie civile, qui limite fortement son industrialisation. Son libre-échange la prive de nombreuses ressources, mais donne de puissants bonus de production et de recherche. Si Waking the Tiger est actif, il est impossible de changer cette législation tant que le Traité des neuf puissances n'a pas été aboli. Enfin, le recrutement reste fondé sur les volontaires, mais, même avec le malus dû à sa bureaucratie inefficace (avec Waking the Tiger), la Chine dispose de deux millions d'hommes en réserve.

Industries

Usines en 1936
 
10 Usines militaires
 
1 Chantier naval
 
18 Usines civiles

L'industrie chinoise est peu développée, incitant à produire en priorité des armes légères et à utiliser les priorités nationales industrielles pour la favoriser. Il est cependant possible de gagner un nombre conséquent d'usines lors de l'annexion pacifique des différents états voisins en cas de guerre contre le Japon (si Waking the Tiger n'est pas activé).

Ressources

Total des ressources en 1936
 
Pétrole
 
Caoutchouc
 
Acier
 
Aluminium
 
Tungstène
 
Chrome
2 0 35 0 9 0

Ces chiffres représentent le total produit : selon les lois sur le commerce, une certaine quantité peut être exportée.

La Chine dispose de ressources réduites, principalement de l'acier ainsi qu'un peu de tungstène, ce qui lui assure une bonne production d'armes légères et, éventuellement d'industrie. L'annexion de la clique de Guangxi permet d'en obtenir encore plus, ainsi qu'un peu de chrome. De façon générale, cependant, la Chine manque cruellement du nécessaire pour produire une armée motorisée et une aviation.

Armée

Forces terrestres

 
L'armée chinoise est au départ peu diversifiée, mal équipée et très peu expérimentée.
52  Divisions d'infanterie 5  Divisions de cavalerie

L'armée chinoise est composée de 52 divisions d'infanterie (réparties en deux types, comprenant 4 et 6 bataillons d'armes légères), et de 5 divisions de cavalerie. De fait, l'armée de terre de la Chine ne demande que des hommes et des armes légères, permettant à l'industrie de se focaliser sur la production de ces dernières, afin d'armer au mieux les millions de Chinois disponibles. Plus que tout autre pays, la Chine est en effet appelée à mener une guerre fondée non pas sur la qualité de ses divisions mais sur leur écrasante quantité. Uniquement équipée d'armes légères, la cavalerie fournit à la Chine ses unités mobiles les moins coûteuses. Développer une armée plus moderne peut en revanche s'annoncer difficile.

Flotte

Navires d'escorte et sous-marins en 1936
 
5 Croiseurs légers
 
2 Destroyers

La marine chinoise ne consiste qu'en cinq croiseurs légers et deux destroyers, et ses technologies ne permettent pas de développer initialement d'autres types de navires. Résister à la puissance navale japonaise avec une telle flotte s'annonce difficile.

Aviation

Aviation en 1936
 
100 Chasseurs
 
15 Bombardiers tactiques

L'armée de l'air chinoise ne dispose que de quelques appareils datés et peu nombreux, ce qui rendra la couverture de ses immenses zones stratégiques assez difficile.

Commandants

La Chine ne dispose pas d'amiraux, mais elle possède de nombreux commandants terrestres pour son armée. Elle dispose ainsi de cinq maréchaux :

La Chine dispose aussi de cinq généraux :

  • Sun Li Jen, niveau 4, stratège brillant
  • Hu Zongnan, niveau 4, liens politiques
  • Gu Zhutong,niveau 3, officier de carrière
  • Wei Lihuang, niveau 3, officier d'infanterie
  • Fu Zuoyi, niveau 3

Stratégie

Sans Waking the Tiger

La défense de la Chine fasse au Japon ne peut reposer que sur un atout : le nombre. Le pays est technologiquement arriéré et ne peut compter que sur la production massive d'armes légères, et sur ses quasi-inépuisables réserves d'hommes. Le début de partie peut par ailleurs être trompeur puisque, divisée, la Chine peut paraître moins puissante qu'elle ne l'est réellement. Face à l'adversité, elle recevra normalement immédiatement le contrôle de la plupart des territoires contrôlés par les seigneurs de la guerre, notamment la Clique de Guangxi, particulièrement riche en ressources et en industrie. Il n'est donc pas utile de tenter de s'emparer de ces territoires précocement : la guerre contre le Japon permettra de les intégrer sans pertes. De même, le cas de la République populaire de Chine est sensible car il faut éviter toute escalade dans la guerre civile : c'est un territoire qu'il s'agira de conquérir plus tard, une fois la guerre contre le Japon sera terminée.

La recherche technologique doit dont reposer sur deux domaines : l'armement léger, pour lequel tout bonus est bon à prendre, et les doctrines terrestres. L'assaut de masse est sélectionné d'avance et contient de nombreux bonus permettant à la Chine d'aligner des divisions composées uniquement d'infanterie, mais surdimensionnées ; il peut alternativement être changé pour la doctrine de puissance de feu supérieure si la qualité est préférée à la quantité.

L'enjeu des conflits va être de disposer au début de la guerre (fin 1937/début 1938 en général) d'assez de divisions pour tenir tous les points sensibles. La frontière nord est peu étendue, mais doit être soigneusement défendue pour éviter la chute de Pékin et de ses usines. Mais le plus grand danger peut venir d'ailleurs car les côtes de la Chine sont vastes, et le Japon domine les mers sans qu'il puisse être concurrencé. La flotte chinoise ne sera ici d'aucune utilité. Or, le littoral comporte de nombreuses villes importantes, notamment Nankin, la capitale, mais aussi Shanghai et Canton. Le Japon dispose de bases navales proches, notamment à Taïwan, et n'hésitera pas à tenter des invasions navales de façon fréquente. Tout débarquement lui permettrait d'ouvrir un deuxième front, de saper la capacité industrielle du pays, et de remporter la guerre. Lorsque la guerre survient, il est donc impératif que toute province littorale soit couverte par au moins une division (et il ne faut pas oublier d'en prévoir pour le Guangxi, en vue de son intégration).

De façon générale, la stratégie chinoise consiste à rester sur la défensive : le Japon a peu de ressources, peu d'hommes, et une industrie limitée. La Chine a un net retard, mais un grand potentiel, et elle a avant tout besoin de temps. Tant que les divisions japonaises s'écrasent sur ses défenses, elle peut donc espérer résister et continuer à produire des divisions pour étoffer encore ses défenses. Pour cela, il est impératif de produire uniquement, mais en masse, des armes légères, quitte à ce qu'elles restent de qualité basique au départ. C'est le nombre qui compte, ici : la Chine dispose de millions d'hommes qui peuvent mourir sans la pénaliser, mais elle ne peut les envoyer au combat que si elle a des fusils à leur donner. Placer les divisions côtières en garnison sous le contrôle du maréchal Tu Yu-ming peut leur donner un grand avantage, celui-ci étant de bon niveau et spécialisé dans la défense. De façon général, il faut avant tout se méfier des tentatives de percée ennemie qui peuvent ensuite donner lieu à des encerclements fatals pour les divisions.

Une fois la défense bien assurée, pendant que l'ennemi se saigne dans des attaques inutiles, la Chine est libre de continuer à s'industrialiser, et de commencer à préparer des divisions réellement offensives. Il sera alors temps de s'infiltrer sur les îles japonaises, soit par un débarquement, soit par une opération aéroportée, qui sera dans tous les cas l'étape la plus difficile à mettre en place. Si le gros des forces japonaises est cloué en Mandchourie, un débarquement rapide de quelques marines d'élite, escorté par la flotte envoyée en mission suicide pour les protéger pendant leur transport, peut faire son effet. Mais si l'opération échoue, il faudra attendre l'entrée en guerre des États-Unis ou, à défaut, construire une flotte de guerre digne de ce nom.

En cas de victoire, l'annexion du Japon peut être une bonne idée pour avoir un salutaire coup de fouet industriel. La guerre contre la République populaire va en effet recommencer presque aussitôt, et il est nécessaire de s'y préparer. Mais cet ennemi devrait être bien moins complexe à affronter que le Japon.

Avec Waking the Tiger

Gérer les difficultés de la Chine

Avec Waking the Tiger, la Chine nationaliste débute avec de nombreuses pénalités. La plus importante est la corruption qui sévit dans l'armée : l'efficacité des divisions en attaque et en défense est en effet divisée par deux. Pour y remédier, plusieurs étapes sont nécessaires : tout d'abord, atteindre la priorité « Réforme de l'armée », et ensuite prendre les trois décisions du même nom, qui coûtent chacune cent points d'expérience terrestre. Celle-ci est particulièrement longue à engranger hors guerre, ce qui signifie qu'un conflit sera nécessaire pour pouvoir se débarrasser de ces pénalités. De plus, vu les grandes quantités d'expérience à dépenser, cela retardera également le moment où les divisions pourront être améliorées. Le Japon dispose cependant de ses propres pénalités contre la Chine, et devra lui aussi s'en défaire. Le début de la guerre sino-japonaise est donc parfaitement adapté pour une réforme, combinée à une guerre défensive.

Autre difficulté, l'incompétence des officiers réduit très fortement le gain de points de commandement (voire peut en faire perdre). Une fois la réforme de l'armée terminée, il est possible de dépenser 200 points d'expérience terrestre pour s'en débarrasser, ce qui permettra de promouvoir des généraux, leur attribuer des traits, et d'utiliser les capacités spéciales permises par ces points. En revanche, le malus dû à la bureaucratie inefficace est bien moins gênant : il diminue certes fortement la population recrutable, mais celle-ci reste de plusieurs millions, et augmente vite grâce aux doctrines de l'assaut en masse. Du reste, le supprimer implique de faire progresser la popularité du parti démocratique, ce qui peut, par ricochet, faire diminuer la stabilité du pays (ou forcer à changer de régime).

La Chine souffre aussi d'inflation faible. Des priorités permettent de diminuer l'inflation, et d'autres la font monter en échange de bonus (stabilité, soutien à la guerre, usines, emplacement de recherche). Les malus dus à une inflation faible sont très tolérables, mais il est peu recommandé de la laisser trop monter. Alterner priorités la faisant monter et baisser peut permettre de conserver un équilibre. Il y a nettement moins de priorités diminuant l'inflation que d'autres l'augmentant, mais ce n'est pas un souci d'inquiétude pour autant : une fois la priorité « Emprunts obligatoires » atteinte, il est possible de dépenser 50 points de poids politique pour diminuer l'inflation.

Troubles internes : les Seigneurs de la Guerre et les communistes

La Chine nationaliste peut choisir entre deux voies lorsqu'elle s'engage dans les priorités ayant trait au nationalisme : imposer l'unité par la force, ou former une alliance contre le Japon. Dans tous les cas, cette alliance sera fragile. La Chine communiste dispose en effet des moyens de préparer une soulèvement communiste : lorsque celui-ci aura lieu, la guerre éclatera automatiquement, et les communistes s'empareront potentiellement de certains états, dont, dans le pire des cas, Pékin. Il est cependant possible de mener l'enquête pour réduire l'influence des communistes, mais tout cela se fait à l'aveugle et il est très difficile de savoir quand un soulèvement risque de survenir. Garder quelques troupes près de la province communiste, y compris pendant l'alliance, peut donc être nécessaire.

Concernant les Seigneurs de la Guerre, tous disposent de trois choix : se rallier aux nationalistes, au communistes, ou suivre leur propre voie. En partie historique, le Shanxi et le Xinjiang tendent vers le communisme, tandis que le Xibei San Ma, le Yunnan et la Clique du Guangxi se rallient aux nationalistes, mais tous acceptent de rejoindre le Front-Uni chinois. Dans une partie non-historique, tous peuvent suivre leur voie. Qu'ils suivent la voie de l'union avec les nationalistes n'est cependant pas forcément rassurant : ils peuvent en effet travailler leur soutien interne pour, à terme, essayer de prendre le contrôle du pays.

Pour annexer les Seigneurs de la Guerre, plusieurs possibilités se posent à la Chine. Si elle choisit le chemin de l'unité par la force, une priorité soumet un ultimatum à chacun. Les différents seigneurs se retrouvent alors soit à être vassalisés, soit à être la cible d'un objectif de guerre. S'ils sont vassalisés, des décisions permettent ensuite de les intégrer progressivement, mais aussi de faire de leurs dirigeants des généraux. Cependant, il est toujours possible qu'ils finissent par reprendre leur indépendance ou rejoindre une autre faction selon leurs priorités nationales (ou si le Mandchoukouo les invite à se soumettre à lui).

Reste une solution plus longue, si la voie de l'alliance a été choisie dans un premier temps pour lutter contre le Japon : l'arbre des priorités de la politique étrangère donne en effet une priorité qui permet d'avoir une revendication sur toutes les factions chinoises. Il devient alors possible de les annexer. Attention cependant : cette priorité fait quitter le Front-Uni chinois, et il est probable que les Seigneurs de la Guerre s'unissent collectivement contre la Chine nationaliste. Il est, cependant, peu probable que cela représente une grande difficulté, tous étant peu industrialisés à part la Clique du Guangxi.

Quelle voie choisir : alliance d'abord, ou coup de force immédiat ? Tout dépend de la situation générale. Si le Japon se fait menaçant, il peut être judicieux de former une alliance temporaire contre lui car la Chine n'a pas la puissance pour se battre sur plusieurs fronts dès 1937. Si, cependant, le Japon semble avoir d'autres objectifs, assurer l'unité chinoise le plus tôt possible peut permettre de devenir très puissant.

Faire face au Japon

Avec Waking the Tiger, la Chine peut avoir un sursis face au Japon. Elle est, certes, une cible prioritaire si celui-ci suit ses priorités classiques. Elle peut également facilement être menacée s'il suit la voie de la faction favorable à l'Empereur. En revanche, il suffit que le Japon s'engage sur la voie du communisme ou de la démocratie pour qu'il soit durablement affaibli par une guerre civile et ne représente plus une menace durable.

S'il se lance dans la guerre, toutefois, il souffre au départ de nombreuses pénalités contre la Chine qui peuvent permettre de temporiser un peu. La stratégie à adopter militairement est similaire à celle exposée plus haut : défendre autant que possible la frontière, notamment Pékin (qu'il est judicieux de fortifier auparavant) et garder des divisions stationnées près des cotes, au minimum au niveau de toutes les bases navales, et si possible dans d'autres points sensibles. Toute entrée en masse de troupes japonaises sur le littoral peut en effet être fatale. Le reste est question de timing : une fois le Japon assez affaibli sur le front, il devient possible de le repousser par étapes, d'autant que des priorités peuvent améliorer l'efficacité des troupes chinoises contre cet ennemi spécifique.

De surcroît, grâce aux changements apportés par l'extension, débarquer au Japon n'est pas nécessaire pour remporter la guerre. S'il est chassé de Mandchourie et de Corée, le Japon cède à la Chine tous ses territoires (Mengkukuo, Mandchoukouo, Taïwan...) et libère la Corée, sans même passer par une conférence de paix.

Devenir une puissance mondiale

Une fois unie et débarrassée du Japon, la Chine dispose d'une masse d'hommes énorme et d'un bon potentiel industriel. Tout dépend ensuite de la situation internationale et de l'avancée de la guerre en Europe. Il peut être judicieux d'achever un maximum de priorités impliquant les grandes puissances, afin de maximiser les bonus possibles, tant venant de l'Union soviétique que du Reich allemand, des États-Unis et de la France ou du Royaume-Uni. Quitte à se retrouver en guerre contre l'une ou l'autre de ces puissances, mieux vaut auparavant avoir tiré d'elle tout ce qui est possible !

Par ses priorités, la Chine peut ensuite annexer le Tibet ou le vassaliser (il n'est généralement défendu par personne, et sa conquête peut permettre la main sur les très nombreuses armes qu'il aura pu produire sans en équiper ses troupes). La Mongolie peut également être exigée, mais celle-ci est souvent défendue par l'Union soviétique, si elle n'a pas été battue. Enfin, des priorités permettent de mettre la main sur l'Indochine, la Corée, et de tenter de soumettre le Japon, inversant ainsi le cours de l'Histoire.

Restent les enclaves européennes en Chine : Hong-Kong, Macao et Guangzhouwan : des justifications doivent être fabriquées pour les récupérer, et ceci implique forcément une guerre contre le Portugal, la France et le Royaume-Uni. Ainsi, une guerre massive contre les Alliés est nécessaire pour obtenir le succès « Awake and Angry », ce qui peut impliquer d'avoir à aller jusqu'à débarquer aux États-Unis. Ceci étant, la très importante population chinoise permet au pays d'endurer une longue guerre.

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