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Les réserves soviétiques en 1936 : sur un total de 2,4 millions d'hommes, une moitié environ est déjà utilisée, principalement dans les forces terrestres, et une autre moitié est disponible. La loi actuelle est limitée aux volontaires uniquement, soit 1,5% de la population. Il sera possible de la rendre plus stricte, pour recruter jusqu'à 25% de la population.

Les Manpowerréserves sont les hommes et les femmes servant dans l'armée de votre pays. Elles sont nécessaires pour envoyer au combat de nouvelles divisions, mais aussi pour mettre en service des navires et des escadrilles aériennes. Les réserves sont déterminées par la taille du pays, la législation sur la conscription, mais aussi certains bonus et malus nationaux, généralement liés aux priorités nationales. Disposer de réserves suffisantes est un enjeu important puisque lorsque celles-ci sont épuisées, il est impossible de remplacer les pertes au combat, ou d'avoir de nouvelles troupes, flottes ou escadrilles.

Sommaire

Calcul des réserves

Les réserves sont calculées par état, selon sa nature (national, colonial ou occupé). Chaque état dispose d'une population totale, et d'une part de cette population qui peut être recrutée, principalement déterminée par la législation sur la conscription, mais aussi potentiellement modifiée par des esprits nationaux. Par exemple, les États-Unis débutent avec la « Grande dépression » qui donne un malus de -50% à leur facteur de population recrutable. Ainsi, si leur législation leur donne 1,5% de population recrutable, ils n'en auront en réalité que 0,75% jusqu'à ce que le malus soit éliminé. Par ailleurs, la population de tous les états évolue de façon continue de 0,12% par mois, sans qu'il soit possible de l'altérer (une pluie de bombes atomiques sur un état de modifiera en rien la croissance de sa population). Cette progression reste cependant assez marginale au vu de la durée d'une partie.

La loi de conscription peut modifier le facteur de population recrutable de 1% (nation désarmée) à 25% (fonds de tiroirs) mais, à l'inverse, passer la législation économique en « mobilisation totale » implique un malus de -3% de population recrutable. Des priorités nationales et des doctrines terrestres permettent également d'accroître la population recrutable. De façon générale, là où les réserves ne sont pas un problème immédiat pour des pays très peuplés comme l'Union soviétique ou la Chine, c'est un problème beaucoup plus grave pour le Royaume-Uni qui, s'il dispose d'un grand empire, n'a pas pour autant une grande population recrutable.

En effet, le statut des états influe directement sur leur population recrutable. Par rapport à un état national, un état colonial ou occupé subit un malus de -98% à sa population recrutable. Ainsi, malgré leur très importante population, les colonies britanniques et françaises en Afrique ne leur apportent quasiment aucune réserve. Si le territoire est occupé, cette faible part est encore amputée par un malus de -70% à -100% selon que la politique d'occupation est très souple, ou très stricte. Ainsi, il peut être préférable pour un pays manquant de réserves, donc de troupes, de confier ces territoires à un état fantoche possédant la légitimité sur eux, et qui pourra donc les exploiter à leur plein potentiel.

Utilisation des réserves

 
Le concepteur de division indique le nombre total d'hommes nécessaires pour équiper ce type de division. Si le modèle est en cours de modification, il signale combien d'hommes supplémentaires seront nécessaires pour équiper toutes les divisions utilisant ce modèle ou, au contraire, combien seront démobilisés.

Chaque division nécessite, selon les bataillons qui la composent, un certain nombre d'hommes. Par exemple, un bataillon d'armes légères utilise 1 000 hommes, tandis que des chars légers en demandent 500 par bataillon, une compagnie du génie en demande 300, et ainsi de suite. Lorsqu'une division est recrutée dans le planificateur d'armée, les réserves nécessaires lui sont attribuées au fur et à mesure de leur disponibilité, jusqu'à ce que la division soit pourvue d'un nombre suffisant pour être déployée.

Chaque navire dispose également selon ses statistiques d'un certain nombre de réserves nécessaires. Celle-ci dépend du type du navire, et de son degré de modernité. Ainsi, un destroyer de type I demande 250 hommes, tandis qu'un de type IV en demande 500. Les navires les plus lourds, comme le cuirassé lourd II, peuvent aller jusqu'à demander 10 000 hommes. Ces hommes sont recrutés au moment de l'achèvement de la construction. Si, lorsque celle-ci est terminée, les réserves ne sont pas suffisantes, le navire continue d'occuper sa file de production jusqu'à ce que la main d’œuvre ait été réunie. Si les réserves sont clouées à zéro, il y a donc risque que la production navale reste totalement bloquée sur des navires achevés, mais impossibles à mettre en service.

Enfin, la main d’œuvre nécessaire aux avions est également déterminée par le modèle. Tandis que les appareils légers (chasseurs, bombardiers navals, appui aérien rapproché) demandent 20 hommes par appareil, les avions moyens en demandent 40, et les lourds 80. Les avions à réaction peuvent en demander encore plus, le bombardier stratégique à réaction réquisitionnant 160 hommes par unité. La main d’œuvre nécessaire pour les avions est recrutée au moment de la formation d'une escadrille en faisant le total d'hommes nécessaires. Ainsi, une escadrille de 10 chasseurs requiert 20x10, soit 200 hommes.

Effectifs déployés

 
Les effectifs déployés de l'Union soviétique en début de partie, dans le volet « armée de terre ».

Certaines priorités nationales comme l'« Anschluss » dans l'arbre du Reich allemand demandent qu'un certain nombre de troupes aient été déployées. Ces troupes comprennent uniquement celles qui sont déjà sur le terrain et n'ont pas été envoyées comme volontaires, mais pas celles en cours de formation. Il est possible de visualiser les effectifs déployés en cliquant sur l'icône « Détails du matériel », en haut à droite du volet « Armée de terre » accessible par un des boutons situés dans le coin supérieur droit de l'écran.

Si le pays a récemment subi des pertes au combat, le volet montre également la différence entre les troupes effectivement déployées et celles qui sont nécessaires pour équiper pleinement les divisions déployés. Plus la différence entre les deux nombres est grande, plus le pays risque de connaître des difficultés.

Perte de réserves

Lors des combats, des réserves sont progressivement perdues selon les pertes subies dans les batailles. Il est possible de limiter ces pertes en équipant les divisions d'hôpitaux de campagne : ainsi, une partie des hommes perdus au combat rejoindront à nouveau les réserves au lieu de simplement disparaître. C'est particulièrement important pour les petits pays, qui ne peuvent se permettre des pertes trop importantes, là où l'Union soviétique peut sans trop de craintes envoyer des vagues de troupes se faire décimer.

Une division ayant perdu des hommes continue à fonctionner, mais moins efficacement, jusqu'à la perte de toutes ses troupes et sa disparition. Tant qu'elle existe, des réserves lui sont acheminées (si elles sont disponibles) pour compenser ses pertes. Cet acheminement nécessite un accès à la capitale et est plus ou moins rapide selon la distance séparant la division de celle-ci. Si les réserves sont épuisées, il ne sera pas possible de remplacer les pertes, et les divisions se battront moins efficacement, subissant ainsi plus de pertes encore.

De façon générale, l'un des moyens de remporter une guerre terrestre est de pousser l'ennemi à épuiser ses réserves pour qu'il n'ait plus de divisions efficaces. Cela peut s'obtenir en campant sur des positions fortifiées qu'il peut être forcé d'attaquer au prix de pertes très déséquilibrées, mais il est également possible d'éliminer d'un coup de nombreuses réserves ennemies en tentant un encerclement puis en annihilant des armées entières coupées de toute position de repli.

Récupérer des réserves

Si les réserves sont totalement épuisées, plusieurs mesures peuvent être prises :

  • Voir si un esprit national ne pénalise pas le pays, et si une priorité ne peut pas le lever. C'est particulièrement vrai pour le Royaume-Uni, les États-Unis, mais aussi le Canada dans Together for Victory et la Hongrie dans Death or Dishonor.
  • Changer la législation de recrutement : si celle-ci est encore trop souple, cela peut permettre de gagner d'un coup un grand nombre de réserves, et permettre de recruter jusqu'à 25% de la population du pays dans le cas le plus extrême.
  • Si aucune des options précédentes n'est possible, ou qu'elles ont déjà été explorées, vérifier que la législation économique n'est pas en « mobilisation totale » : les hommes seront alors plus utiles au front que dans les usines.
  • Enfin, en tout dernier recours, il est possible d'annuler le recrutement de divisions, de démanteler des flottes et des escadrilles aériennes inutiles, pour pourvoir les troupes engagées au combat.